samedi 30 octobre 2010

Oh!

Ca y est.
Il neige.

18h50. 30 octobre 2010. Et il neige.

Deux heures plus tard - OMG



[ Prochainement, mon voyage en Nouvelle Angleterre et le vrai Halloween d'Amérique du Nord ]

mercredi 27 octobre 2010

Dans le fruit défendu

Je parle bien sûr de la pomme. La grosse pomme, aussi connue sous le sobriquet de NewYork City, ou Nyc pour les intimes.





Ce voyage date de trois semaines, mais mieux vaut tard que jamais. Déjà, le contexte : ma soeur venue pour deux semaines, Juliette ma compère/colocataire/collègue et moi même, avions décidé de passer 3 jours à Nyc. Pour qu'on soit sur la même longueur d'onde, je rappelle à toute fin utile que Nyc se compose de 5 arrondissements : Le Queen, Le Bronx, Brooklyn, Staten Island et Manhattan. Nous sommes restés sur Manhattan, parce que c'est the place to be, bien que les quatre autres arrondissements méritent notre attention (sauf Staten Island parait-il), nous, on avait pas le temps de passer par là bas.

[En fin d'article, il y a une jolie carte avec des numéros pour vous montrer où nous sommes passés]

Bon.
Tout d'abord, le voyage.



Il se fit en bus de nuit, car nous pensions pouvoir dormir et se réveiller comme des fleurs le lendemain. Mais c'était sans compter la douane (à 2h du matin), et un arrêt d'une demi heure à Albany, la capitale de l'Etat de New York (à 3h30 du matin). A 6h, nous étions arrivés à Nyc - je dirais même plus à Times Square [1], des cernes jusqu'en bas des joues et l'esprit grognon. Pour nous accueillir, une pluie battante.






Personnellement, j'étais assez peu sociable à ce moment là.



Rothko




Mais le vrai voyage pouvait commencer! Après un café, puis un second. Pour contrer les effets de la pluie, ni une, ni deux, nous avons trainé nos carcasses dégoulinant de pluie et de fatigue jusqu'au Moma, The Museum Of Modern Art [2].




Magritte - j'adore






Magritte, Matisse, Dali, Frida Kahlo, Rothko, Lichtenstein,Warhol, Modigliani, Picasso et j'en passe. Tous étaient de la partie!



Après cette journée éprouvante, nous avons cherché notre auberge de jeunesse. Je savais qu'elle se trouvait dans Harlem, le quartier "chaud" de Manhattan, mais je ne pensais pas qu'elle n'était même pas sur les cartes du métro! En effet, nous étions en haut. A la 147ème rue. La carte s'arrête à la 130ème [3]. Haha.
Je stressais un peu, je l'avoue sans honte : meurtres, gangs, drogues, maisons closes, trafic d'organes, crocodiles et phénomènes surnaturels sont autant de légendes urbaines véhiculées dans Harlem. Mais en fait, à part un dealer, on a rien vu de trop effrayant.

Je ne me souviens plus de l'ordre précis de nos visites, aussi je vais faire dans l'à peu près pour la suite.



La seule photo qu'on a pu prendre...
Le soir, c'était Broadway. Un classique, mais indémodable et toujours efficace [1], avec le non moins classique et efficace West Side Story. Comme on a pris -évidemment- les places les moins chères,on était un peu loin. Et parfois, les sous titres faisaient défaut, mais on a vu West Side Story à Brodway. Rendez vous compte!




Le lendemain, le soleil était revenu ainsi que ma bonne humeur.


Un tour dans Central Park, le poumon de la ville avec en prime un concert de saxophone et un groupe de jazz manouche.


Direction Financial District avec Wall Street, Trinity Church [5], ou la rencontre du capitalisme avec une certaine forme de réalisme religieux complètement hors de propos.A Batery Park [6], pour voir LA statue (pas besoin de préciser laquelle) et profiter du soleil.

Elle est là!


A partir de là, nous sommes passés à Ground Zero mais il y avait rien à part un grand vide rempli par 6 grues.


Demi tour droite, Chinatown nous voilà. Little Italy aussi, mais je suis désolé de dire que la Chine a presque entièrement envahi l'Italie. Il ne reste que deux rues de ce que fut le quartier général de la mafia la plus mythique du monde.






Nous avons découvert un petit parc dans Chinatown, avec deux groupes de musiques traditionnelles, des combats de ju jitsu (ou dans le genre), et plein de vieux qui jouaient au Mahjong ou aux cartes. Armés de nos cafés Starbucks, nous avons contemplés le vrai Chinatown, celui des chinois qui ont le mal du pays. A côté, le marché aux légumes et poissons ne détonnait pas le moins du monde.


Le soir se dirigeait sur les gratte-ciel, nous vers le Lincoln Center pour voir le Ballet de NewYork. Ce fut un voyage très culturel, oui. C'était effarant, peut être plus que West Side Story (mais c'est un avis très personnel) - en plus c'était pas cher avec les prix étudiant! Bon, nous n'avons pas échappé au téléphone qui sonne, ni au chewing gum - je suspecte la mâcheuse assise derrière nous d'avoir un problème de déglutition, ce qui amplifiait le bruit de mastication immonde.

La soirée ne faisait que commencer : à côté de notre auberge de jeunesse, un bar de jazz nous tendait les bras. Je vais tenter de vous faire vivre ce moment :
Trois blancs entrent dans un bar minuscule de jazz au fin fond de Harlem. Sur scène : un contrebassiste sexagénaire rasta, une dame âgée à la voie rocailleuse et un batteur. Des classiques de Billie Holiday (je crois) se succédaient à des improvisations tranquilles, le tout au rythme des Sugar Hill, bières de Harlem.
Enorme.
Gargantuesque.

Ça, c'est NewYork.


Sugar Hills
Le lendemain matin, nous avons erré dans Harlem - et sur les fameuses Sugar Hills qui furent le quartier blanc huppé de la ville dans une lointaine époque - avant d'aller à la messe. C'était dimanche, et oui, c'était une messe gospel, le tout saupoudré de sermons vibrants de vérité bien loin des prêchi-prêcha. Une hostie et un gobelet de vin (en ration individuelle) plus tard, nous sommes sortis de ce cliché souvent fantasmé.
Afin de bien finir notre périple, nous avons mangé devant le Flatiron Bulding [9] ce qui doit être les meilleures burgers de Nyc (ou du moins les plus gras) avec le Shake Shack. J'en bave encore rien que d'y penser.

L'après midi fut consacré à dilapider nos dernier dollars sur Soho [10] en jeans Levis notamment.

Le retour en bus fut aussi désagréable que l'aller--mais qu'importe le trajet pourvu qu'on ait l'ivresse du voyage. Right?

dimanche 17 octobre 2010

Les fins de semaine à Montréal

Quand le week end arrive, qu'on a plus ou moins fini nos lectures/résumés/exposés, et que l'on veut s'aérer la tête, il y a plein de choses à faire à Montréal.

On peut gambader dans les parcs à la tombée de la nuit, sans - hélas - croiser ni de dealer, ni de tueur en série (Le Québec est une Province trop propre), mais des ratons laveurs obèses et des couples.
Moi, j'étais là par hasard (t'étais où Juliette?) avec des gens, au Mont Royal à minuit.
L'expérience est à retenter - j'ai particulièrement aimé devoir faire le chemin jusqu'à l'appartement à pied au milieu de la nuit, puis courir pour choper le bus.
Et puis c'est l'fun, Montréal de nuit. C'est nice.

Évidemment c'est flou. Bien sûr.




 Mais dans la journée, que faire?
La réponse est : aller voir des arbres miniatures, des feuilles psychédéliques et l'attaque du kitsh. Tout cela au même endroit. Oui, c'est vraiment une ville merveilleuse.
Dans le jardin botanique de Montréal, il y a tout plein de....plantes. En serre pour recréer les climats - on passe du désert à la forêt tropicale - ou à l'air libre selon des thèmes - alpin, japonais, médicinal, etc.


Bonsaï rigolo
Bonsaï normal.
On y a appris beaucoup de choses que l'on s'est empressé d'oublier. Je me souviens juste d'avoir vu un bonsaï de 300 ans. Ou dans le genre.











 Tout allait bien, nous gambadions au milieu de la forêt tropicale. Bien que l'insectarium fut fermé, nous étions contents car il y avait la magie des lanternes, un truc qu'on nous avait vendu comme sensationnel dans le jardin chinois. "A voir absolument, c'est exactement la bonne période!" qu'il disait.
Naïfs, il nous tardait de contempler le spectacle.
En fait de spectacle époustouflant, il s'agissait en vérité de la preuve que le kitsh n'est pas encore mort. Loin de là.
Oui, c'est un village au milieu d'un lac artificiel. En lanterne.
Je pourrais vous mettre les photos de l'hippocampe-lanterne, du demi-dragon-lanterne ou encore du cycliste-lanterne, mais je pense que c'est inutile : vous avez saisi l'idée. Dans une explosion de bon goût, la magie des lanternes est avant tout une expérience traumatisante pour les esthètes.


Oh, un monstre-qui-joue-à-la-balle-lanterne!



Partons du jardin, mais restons dans l'ambiance chinoise avec Chinatown.
Bon déjà, c'est cool on nous souhaite bienvenue. Nous y sommes arrivés un peu par hasard, en voulant aller au port on a subitement changé d'avis. C'est petit hein, juste une rue principale sur trois blocs et une place.
Le fait que ce soit petit ne signifie qu'il y a peu de choses. Nous sommes rentrés dans des bouibouis de la dimension d'un placard un peu grand, remplis d'objets d'importation et de grande qualité.



Un mur de pâtes chinoises! Le paradis des gourmets.
Sinon, ça ressemble à n'importe quel Chinatown (on est vite blasé, je trouve).












 

Voilà pour le post du dimanche!


(AU FAIT! J'ai  rencontré Charles Perrault. Hélas, c'était un homonyme.)


samedi 9 octobre 2010

La ville en carton

aka Niagara Falls.

C'était il y a deux semaines et demi, nos deux ex-colocataires truculentes et leur amie tonique (c'est le mot) me proposent un mini road trip jusqu'à Niagara Falls, puis Toronto - tandis que je rentrerai afin de répondre présent lors des cours, elles continueraient vers le nord.

Ni une, ni deux, je saute sur l'occasion et dans la voiture de location. Sur le chemin tout va bien (au moins au début) : nous chantons, faisons des détours vers des patelins en pensant naïvement que nous arriverons à l'heure prévue. Soit 17h/17h30.













Avant de devoir traverser Toronto, je conduis, je chante (la chanson culte des road-trip), c'est la fête. Puis, vint la traversée de Toronto. Et quand je dis "traversée", c'est juste passer sur l'autoroute qui borde la ville. Haha. Les autoroutes canadiennes. Je pense que ce sont l'inventeur du rubiks cube et Jean Coutu*, soient les deux personnes les plus sadiques et désorganisées que la Terre n'ait jamais portée, qui ont pris en charge la gestion du tracé des autoroutes canadiennes.
Je ne vois pas d'autres explications au fait de construire des 6 fois 4 voies qui s'entrecroisent constamment, l'une étant l'express de l'autre (mais qui ne fait pas toute les sorties, sinon c'est trop facile), l'une est la direction nord de l'autre (mais vont dans le même sens, hein, évidemment).

Bref, on s'est perdu. Heureusement, ce n'était pas moi qui conduisais. Blablabla, on crie tous très fort, la conductrice (big up Aurore) nous dit au bout de 20 minutes qu'elle ne connaît pas sa droite de sa gauche et qu'elle va pleurer, on tourne ne rond dans un quartier, blablabla, on retrouve l'autoroute, on arrive à Niagara.
Il est 20h.

C'est pas là où a été tourné Massacre à la tronçonneuse?
Mais on est content d'être arrivé là! On trouve vite un motel miteux pas cher du tout, avec un beau palmier en plastique et une piscine à l'eau trouble. Le décor est planté pour un film d'horreur, mais c'est tellement typique, que même l'odeur de renfermé dans la chambre n'érode pas notre bonne humeur.



 Bref. Il fait nuit, mais nous allons quand même voir les chutes de nuit - et visiter la ville.
Je ne connais pas l'histoire de Niagara Falls, mais je pense que pour ma santé mentale il vaut que je reste dans l'ignorance.











10 maisons de l'horreur (chateau de dracula, de Frankenstein, maisons hantées etc), une demi douzaine de maisons de cire (dont celle de Monsieur Tussaud... sic), et des dinosaures partout, des gorilles, des statuts de pharaons...


Le Casino. Gigantesque. Labyrinthique.
On se croirait dans un village playmobile construit par un enfant au grès de ses humeurs, rien n'est authentique. En fait, à part les chutes, la ville a dû se construire une raison de faire rester les touristes.


Le lendemain, nous avons délaissé la ville en plastique pour aller admirer les chutes en bateau - et là, c'est juste fabuleux.
Des centaines (milliers?) de litre d'eau qui tombent devant nous, monstrueusement et inlassablement. Dans notre habit de bleuet (myrtille), nous affrontons la "bruine" (qui s'apparente plus à une pluie diluvienne) et sommes au pied de la plus gigantesque cascade du monde (en terme de débit d'eau, s'entend). Honnêtement c'est impressionnant et nous sommes bien content d'avoir traversée tant d'épreuve pour arriver là.
Chutes



Beau

Houlàlà!

Bon. Il est déjà l'heure de repartir pour aller à Toronto. Je vous épargne le récit détaillé : on a conduit, on s'est garé loiiiiin, on a pris le tramway, puis le métro, puis on a marché, puis il fallait trouver le bus pour moi, et l'auberge pour les filles (oui, parce qu'elles partent sans savoir où dormir, ces irresponsables).
Trop nice le tramway

Lorsque ENFIN, tout est bon, nous sommes allé à la CN Tower, soit la plus grande tour au monde. Aurore a crié un petit "Oh Anchouzi!" quand on a vu le sol s'enfuir sous nos pieds dans l'ascenseur de verre. A part un long travail pour que les filles acceptent de marcher sur le sol de verre à 300 mètres de hauteur, rien à signaler. Toronto, d'en haut, c'est juste une grande ville finalement pas très connue.














Un bar, des nachos, et il était déjà temps que je rentre.
Une nuit dans le bus plus tard, j'arrive pile poil pour le premier cours. Je vous laisse imaginer mon état.

Voilà!

(* Je vous en avais pas déjà parlé? C'est un magasin où on trouve de tout! Mais avant de trouver... La désorganisation des étagères est apothéotique. Horrible.)

vendredi 8 octobre 2010

"Boh boh boh... tout ce bonheur ça en devient dégueulasse!!" (Haspé, notre colloc de coeur)

Bien bien bien.



Alors l'article du Mont-Tremblant c'est fait... mais quelques petites photos supplémentaires ne feraient pas de mal, non? Parce que personnellement je trouve qu'on ne nous voient pas assez! ^^ alors je vais rectifier ça de suite.



Emeline Pensante devant le lac... Arf, c'était tellement plus beau en vrai, alors imaginez!! Afin de profiter au mieux de ce joli paysage nous avons décidé de faire un petit tour en canoë (on ne se refuse rien!) histoire de voir le couché du soleil depuis le milieu du lac ^^






Au Mont-Tremblant, après une petite ballade au milieu des feuilles multicolores nous avons mangé un peu de sirop d'érable à la tire gelée sur neige ^^. Typique, autant vous le dire! (cliché aussi, et attrape touriste...) Mais on assumes!




Comme il est heureux ^^ ça en frôle presque l'indécence!!!







Le lendemain, lors de notre exploration du parc Mont-Tremblant, on se fait gentiment prendre en photo par une randonneuse (ils étaient tous habillés comme des randonneurs de hautes montagnes, hyper équipés et tout, mais franchement ce sont pas de montagnes là bas mais des montagnettes tout au plus, des petits trucs de rien du tout à grimper!!on était franchement pas épuisés après notre "rando de 3h00"avec nos pauvres habits et chaussures de ville)!