Je parle bien sûr de la pomme. La grosse pomme, aussi connue sous le sobriquet de NewYork City, ou Nyc pour les intimes.
Ce voyage date de trois semaines, mais mieux vaut tard que jamais. Déjà, le contexte : ma soeur venue pour deux semaines, Juliette ma compère/colocataire/collègue et moi même, avions décidé de passer 3 jours à Nyc. Pour qu'on soit sur la même longueur d'onde, je rappelle à toute fin utile que Nyc se compose de 5 arrondissements : Le Queen, Le Bronx, Brooklyn, Staten Island et Manhattan. Nous sommes restés sur Manhattan, parce que c'est
the place to be, bien que les quatre autres arrondissements méritent notre attention (sauf Staten Island parait-il), nous, on avait pas le temps de passer par là bas.
[En fin d'article, il y a une jolie carte avec des numéros pour vous montrer où nous sommes passés]
Bon.

Tout d'abord, le voyage.
Il se fit en bus de nuit, car nous pensions pouvoir dormir et se réveiller comme des fleurs le lendemain. Mais c'était sans compter la douane (à 2h du matin), et un arrêt d'une demi heure à Albany, la capitale de l'Etat de New York (à 3h30 du matin). A 6h, nous étions arrivés à Nyc - je dirais même plus à Times Square [1], des cernes jusqu'en bas des joues et l'esprit grognon. Pour nous accueillir, une pluie battante.
Personnellement, j'étais assez peu sociable à ce moment là.
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| Rothko |
Mais le vrai voyage pouvait commencer! Après un café, puis un second. Pour contrer les effets de la pluie, ni une, ni deux, nous avons trainé nos carcasses dégoulinant de pluie et de fatigue jusqu'au Moma, The Museum Of Modern Art [2].
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| Magritte - j'adore |
Magritte, Matisse, Dali, Frida Kahlo, Rothko, Lichtenstein,Warhol, Modigliani, Picasso et j'en passe. Tous étaient de la partie!
Après cette journée éprouvante, nous avons cherché notre auberge de jeunesse. Je savais qu'elle se trouvait dans Harlem, le quartier "chaud" de Manhattan, mais je ne pensais pas qu'elle n'était même pas sur les cartes du métro! En effet, nous étions en haut. A la 147ème rue. La carte s'arrête à la 130ème [3]. Haha.
Je stressais un peu, je l'avoue sans honte : meurtres, gangs, drogues, maisons closes, trafic d'organes, crocodiles et phénomènes surnaturels sont autant de légendes urbaines véhiculées dans Harlem. Mais en fait, à part un dealer, on a rien vu de trop effrayant.
Je ne me souviens plus de l'ordre précis de nos visites, aussi je vais faire dans l'à peu près pour la suite.
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| La seule photo qu'on a pu prendre... |
Le soir, c'était Broadway. Un classique, mais indémodable et toujours efficace [1], avec le non moins classique et efficace West Side Story. Comme on a pris -évidemment- les places les moins chères,on était un peu loin. Et parfois, les sous titres faisaient défaut, mais on a vu
West Side Story à Brodway. Rendez vous compte!
Le lendemain, le soleil était revenu ainsi que ma bonne humeur.
Un tour dans Central Park, le poumon de la ville avec en prime un concert de saxophone et un groupe de jazz manouche.
Direction Financial District avec Wall Street, Trinity Church [5], ou la rencontre du capitalisme avec une certaine forme de réalisme religieux complètement hors de propos.A Batery Park [6], pour voir LA statue (pas besoin de préciser laquelle) et profiter du soleil.
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| Elle est là! |
A partir de là, nous sommes passés à Ground Zero mais il y avait rien à part un grand vide rempli par 6 grues.


Demi tour droite, Chinatown nous voilà. Little Italy aussi, mais je suis désolé de dire que la Chine a presque entièrement envahi l'Italie. Il ne reste que deux rues de ce que fut le quartier général de la mafia la plus mythique du monde.

Nous avons découvert un petit parc dans Chinatown, avec deux groupes de musiques traditionnelles, des combats de ju jitsu (ou dans le genre), et plein de vieux qui jouaient au Mahjong ou aux cartes. Armés de nos cafés Starbucks, nous avons contemplés le
vrai Chinatown, celui des chinois qui ont le mal du pays. A côté, le marché aux légumes et poissons ne détonnait pas le moins du monde.
Le soir se dirigeait sur les gratte-ciel, nous vers le Lincoln Center pour voir le Ballet de NewYork. Ce fut un voyage très culturel, oui. C'était effarant, peut être plus que West Side Story (mais c'est un avis très personnel) - en plus c'était pas cher avec les prix étudiant! Bon, nous n'avons pas échappé au téléphone qui sonne, ni au chewing gum - je suspecte la mâcheuse assise derrière nous d'avoir un problème de déglutition, ce qui amplifiait le bruit de mastication immonde.
La soirée ne faisait que commencer : à côté de notre auberge de jeunesse, un bar de jazz nous tendait les bras. Je vais tenter de vous faire vivre ce moment :
Trois blancs entrent dans un bar minuscule de jazz au fin fond de Harlem. Sur scène : un contrebassiste sexagénaire rasta, une dame âgée à la voie rocailleuse et un batteur. Des classiques de Billie Holiday (je crois) se succédaient à des improvisations tranquilles, le tout au rythme des Sugar Hill, bières de Harlem.
Enorme.
Gargantuesque.
Ça, c'est NewYork.
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| Sugar Hills |
Le lendemain matin, nous avons erré dans Harlem - et sur les fameuses Sugar Hills qui furent le quartier blanc huppé de la ville dans une lointaine époque - avant d'aller à la messe. C'était dimanche, et oui, c'était une messe gospel, le tout saupoudré de sermons vibrants de vérité bien loin des prêchi-prêcha. Une hostie et un gobelet de vin (en ration individuelle) plus tard, nous sommes sortis de ce cliché souvent fantasmé.
Afin de bien finir notre périple, nous avons mangé devant le
Flatiron Bulding [9] ce qui doit être les meilleures burgers de Nyc (ou du moins les plus gras) avec le Shake Shack. J'en bave encore rien que d'y penser.
L'après midi fut consacré à dilapider nos dernier dollars sur Soho [10] en jeans Levis notamment.
Le retour en bus fut aussi désagréable que l'aller--mais qu'importe le trajet pourvu qu'on ait l'ivresse du voyage. Right?