mardi 7 décembre 2010

Les joies des inconvénients du bus.

Notre plan était parfait. Mon cousin et moi même, 3 jours dans l'Ontario pour visiter Niagara Falls, Toronto et Ottawa.

Au départ, nous avions prévu de louer une voiture mais notre colocataire souligna le fait qu'une voiture dans les grandes villes de Toronto et Ottawa n'était pas la plus judicieuse des idées, et qu'il valait mieux partir en bus.
Nous écoutâmes son conseil. Bien mal nous en pris. Je pèse mes mots.

Donc, le plan de départ était de toute beauté : partir de Montréal samedi soir pour arriver à Toronto dimanche matin à 6 heures et repartir une heure plus tard pour Niagara. Visite de la ville, des chutes, blablabla, repartir à Toronto dans l'après midi, re-visite. Le lendemain, direction Ottawa, match de hockey, visite, et le jour d'après retour à Montréal.
Réglé comme du papier à musique.

Sauf que non.
Évidemment.

En arrivant à la gare de bus de Montréal, nous prenons le bus. Bon, ce n'est pas le même que j'avais vu sur le net, avec une compagnie différente. Jusque là, nous ne nous doutions de rien.
Nous passons la "nuit" dans le bus pour arriver à... 2h30 du matin à Toronto.

2h30 du matin à Toronto, pour vous planter le décor, c'est : la gare de bus fermée, un froid immonde, une ville vidée (normal, c'est le milieu de la nuit) et nulle part où aller. Je nous voyais déjà errant jusqu'à l'aube dans la ville avec deux heures de sommeil sur les yeux à attendre que la gare de bus ouvre ses portes.
J'avais froid.

Heureusement, les burger king sont ouverts 24h/24! Youpi. Donc nous avons attendu avec un café, en compagnie des clochards et des fêtards, pendant 3 looooongues heures.











Quand finalement nous étions au chaud dans le bus, notre état de fraicheur frôlait celui du pot de fève dans notre frigo (ie pas glorieux).

À Niagara, nous avons vu l'envers du décor : la vraie ville. Niagara sans les paillettes, où les gens vivent à l'année, à une heure de marche de la cité touristique.

Ça vend moins du rêve hein!

Là encore, il était trop tôt pour que quoi que ce soit autre que le Tim Hortons soit ouvert. Un café gigantesque plus tard, nous voilà partis pour les chutes. Et là, je dois bien avouer que c'était magique.
Bien qu'il n'était pas possible de prendre un bateau (fermé pour l'hiver), le temps était magnifique et on en a pris plein les yeux.

Tout devient magique avec un arc-en-ciel.
Il faisait certes très très froid, et puis on était tout raplapla, mais on en a quand même profité : la salle de jeu déserte, la tour en haut de laquelle nous discernions Buffalo aux States, les chutes vues d'en haut, la pluie de bruine dans la rue qui les borde...













Après ça nous nous sommes décidés à repartir vers Toronto. Une heure de marche plus tard, nous devons attendre le bus pendant une heure trente. Joie.
Bon, de toute façon je devais travailler - ce ne fut pas le moment le plus efficace de ma vie cependant. Une bonne heure et demi de plus dans le bus, et il faisait nuit à Toronto pour notre arrivée. Encore une trentaine de minutes pour arriver jusqu'à l'auberge dont je ne garde aucun souvenir.

Sur les conseils de la réceptionniste de l'auberge, nous sommes partis pour le "vieux" Toronto. Je le mets entre guillemets parce que cette partie de la ville n'a de vieux que le nom. Grande déception pour les touristes que nous sommes.
J'ai entendu que Toronto était une meilleure ville que Montréal. C'est peut être vrai lorsqu'on y vit, mais il n'y a vraiment pas grand chose à visiter en réalité. Les abords de la CN tower - sans y monter -, quelques rues noires et délabrées... Nous nous sommes empressés de plonger dans un bar où un match de football américain était retransmis et avons noyé notre désillusion dans la bière et les tacos.

Une vraie nuit merveilleuse à dormir plus tard, nous embarquions pour Ottawa. Là bas, re-belote : une bonne heure de marche dans la ville (mais qui déjà promettait de plus belles rues que Toronto, sans commune mesure) et là... l'auberge... Géniale.

C'est une ancienne prison réhabilitée en auberge de jeunesse. Ils ont tout gardé dans la limite du possible : les portes sont en barreaux de cellules, le potentiel de glauquitude des couloirs est exploité au maximum, les chambres sont minuscules.






Tout est d'époque
















Et déjà, la malchance qui nous suivait depuis le début du voyage nous rattrapait. À peine que nos sacs étaient posés sur le lit de notre cellule que je me rendais compte que je n'avais pas imprimé les bons billets pour le hockey.
Oops.
En plus de ça, il fallait trouver le bon bus pour aller au match, manger et acheter des piles pour l'appareil photo. Et le temps manquait.
Je vous raconte pas l'état de stress où je me trouvais.

Heureusement que l'on a grave géré (pour changer). A l'heure dite, nous étions dans la place!


On y voyait très bien (malgré ce que semble indiquer la photo)
Un match d'anthologie. Les Senators de Ottawa ont gagné toutes les bagarres, même s'ils semblaient plus faibles dans le jeu, ils ont menés au score de bout en bout. 
À trois secondes de la fin, 3-2 pour les Sens (ouais, quand on connait l'équipe, on peut utiliser son surnom). Et là : but des Kings de Los Angeles. À trois secondes de la fin, ça ne s'invente pas. But qui sera finalement refusé par l'arbitre.
J'ai cru me retrouver en 1996, en France. La folie.





Le lendemain, nous avions la mâtinée pour visiter Ottawa. Il faut garder à l'esprit que Ottawa est la capitale du Canada, donc il y a pleins de bâtiments forts anciens et beaux qui abritent les administrations. 

Harry Potter est Ontarien.
Le retour se fit sans embûche - juste à temps pour mon travail de groupe. 

Alors pour résumer les erreurs à ne pas commettre lorsque l'on part en bus : bien se renseigner si le bus ne semble pas être celui vu sur internet ; mémoriser les horaires de bus dans les petites villes ; demander s'il y a des bus si vous voulez vous épargner des longues heures de marche sous prétexte que (et je cite) "ça à l'air proche sur la carte".

Prochainement, les comptes rendus des road trip à Québec, et Chicoutimi!


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire